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Le mort kilométrique

Un utopître passe par l'école de journalisme

Cékimoi/Cékoissa

Arrivé, depuis un an déjà, du 2-9 (département le plus à l'Ouest) dans la presqu'Allemagne française, je saisis le clavier pour faire partager le meilleur ou le pire d'une formation en journalisme!

Dès la première semaine, mes camarades et moi-même avons été initiés à la sacro-sainte règle du mort-kilométrique, à laquelle obéirait l'intérêt du lecteur-spectateur d'un média. C'est donc naturellement que ce fabuleux concept donne son nom à ma modeste contribution à la webosphère...


Rajouter du gras... | 26 juillet 2007

"Tu nous ramène une horizontale qui pète sur quatre col, ok? On compte
sur toi, parce qu'on met ça dans les prév' aux S. E."
Des phrases comme celle-si sont lancées dans la rédac'. L'horizontale,
c'est une photo sur la largeur, quatre colonnes, c'est l'espace qu'on vous
attribue. Les prév', prévisions, sont faites dans la journée pour que
les secrétaires d'édition (SE, des journalistes qui relisent, vérifient...
et parfois coupent les papiers) voient où ils vont pour préparer le journal
du lendemain. Celle-là était relativement facile à comprendre, surtout après
un an d'école de journalisme. Mais quand on m'a demandé de rajouter
du gras dans ma brève, j'ai mis un poil plus de temps.
Explication : les citations sont en gras dans les articles du quotidien
Ouest-France. Chez d'autres, c'est l'italique, comme par exemple dans
l'Hebdomadaire du Finistère pour qui j'écris des articles en breton.
Mettre du gras, c'est un procédé journalistique pas forcément homologué
par la formation : ajouter des citations pour rendre le papier plus vivant
d'une part et casser le bloc gris uniforme que constitue une colonne de
texte par ailleurs. Et nous qui croyions, comme on nous l'a dit à l'école,
qu'une citation devait apporter du sens et pas être un prétexte pour montrer
qu'on a vraiment été sur le terrain, qu'on a rencontré des vrais gens.
Comme les autres, le monde des journalistes à son jargon...
quand notre métier est justement de rendre accessible à tous
les jargons du monde !

Publié par Pourkwapas à 11:23:24 dans -Bed ar stajoù, le monde merveilleux des stages | Commentaires (0) |

Bravo aux admis et rendez-vous en septembre, plus vieux d'un été... pluvieux! | 21 juillet 2007

De nouvelles, une semaine après le message précédent, il n'y en a pas eu...
La faute à pas le temps, la faute à pas l'envie, la faute à pas vu que j'avais
enfin des commentateurs sur le blog... Pas vu, pas pris? (pour reprendre le titre
du film de Pierre Carle (encore lui!)).
En tout cas bravo aux admis, pas de découragement les autres: on est une majorité
à ne pas avoir réussi à rentrer dès la première tentative, ni la seconde pour certains!
Ceux qui nous rejoindront en septembre découvriront les joies du Cuej, d'Alain Chanel,
de Monique Marçot et de nos chers formateurs. Et vous vous rendrez compte que plusieurs
des sujets d'actu sont directement inspirés des sujets abordés dans Viva cité, le magazine
des quartiers de Strasbourg auquel vous contribuerez! Les vieux du quatrième âge, c'est nous,
par exemple!
Bref, bonne rentrée en septembre. Vous aurez 4 jours avant que les deuxième année qui se
croiront chez eux ne se repointent, pour vous accueillir dignement!
Bonne fin d'été...

Publié par Pourkwapas à 19:53:24 dans -Du dur apprentissage du journanimz | Commentaires (0) |

Utopître, le retour après la gueule de bois! | 04 juin 2007

La nouveauté crée l'attraction: cette loi du capitalisme mondialisé vaut aussi
pour le blogomonde. Les nombres des quelques curieux qui passent par ici a
furieusement baissé depuis que je suis venu écrire la dernière fois.
Durant ces plus de deux mois, pas mal de nouveau, notamment au niveau
sentimental mais ça on s'en fout.

C'est au niveau politique qu'il y a du nouveau surtout.
Ou plutôt non, la rupture n'aura pas lieu. Mais ça, je crois qu'on le savait déjà.
La France a reconduit les sortants. Ça doit vouloir dire ce que ça veut dire.

Les résultats du 6 mai expliquent probablement en partie le mutisme de l'utopître.
Si ça vous intéresse de capter un peu l'état d'esprit post-électoral qui était (est)
le mien, j'ai trouvé un bon résumé dans les conneries d'un mauvais chanteur
masqué
(AKA Didier Super pour ceux qui n'auraient pas reconnu).

Pour le reste, pas mal d'activité ces derniers temps explique aussi l'absence de
nouveaux post. Un deuxième numéro de Viva Cité, en ligne sur
MCS Info (Mulhouse Colmar Strasbourg Info, on l'a enfin découvert).
La formation s'est terminé sur une semaine de télé et deux de radio (eh oui, ce sont
les vacances, au Cuej. Place notamment aux concours pour les suivants (plus d'info
en fin de semaine)). Un final en crescendo en quelque sorte, avec une confirmation
que la télé et son esprit binaire et le besoin de mettre en scène ne sont pas faites
pour moi. Confirmation aussi que la radio, que ce soit le reportage ou les journées à
faire des journaux parlés, c'est vraiment mon truc. Il faut encore confirmer mais
il se pourrait fort que je m'y spécialise.
Une impression de longue date (radio campus Rennes représente!) qu'ont
confirmé d'une part l'enregistrement de mon premier Faxo (à écouter en
podcast sur le site de France Bleu Alsace
) et en l'écoute des reportages
des radio-reporters de deuxième année en Chine, dans l'émission de
Jean-Marc Four, sur Inter (Et pourtant elle tourne du 1er juin ).
Bref, tout ça se clarifie petit à petit. Place maintenant aux vacances avant
les deux mois de stage à la rédaction locale de Ouest-France à Rennes.
Festivals et retrouvailles avec les potes de fac au programme.
Bon, l'objet de ce blog n'était pas de raconter ma vie (ça n'intéresse que
les gens à qui je peux en parler de vive voix). Alors je m'arrête là en
souhaitant bon courage aux candidats du concours 2007. Je serai là
pour leur faire découvrir le journal Europa , qu'ils aient de la lecture
un peu décalée pour décompresser entre l'épreuve de langue et la
redoutable épreuve de connaissance de l'actualité.
Tcho, et portez vous bien en Sarkozie!

Publié par Pourkwapas à 16:38:47 dans -Du dur apprentissage du journanimz | Commentaires (2) |

ça se bouffe pas, ça se... ah, euh, si en fait... | 21 mars 2007

Il y a deux ans, tout juste rentré d'un "huit" dans une usine agro-alimentaire (des viennoiseries d'une grande marque) pour aller préparer ma matinale sur Radio Campus Rennes (88.4 FM), j'avais écrit ça (c'est loin d'être génial mais ça introduit bien le sujet dont je voulais parler. Je sais, l'intro est plus longue que le propos. Et alors. Si avoir un blog c'est pas pouvoir renverser les conventions, je rend mon tablier de parrain de ces lieux!):

 

J'vais vous raconter une histoire. C'est l'histoire d'un croissant. Enfin, un croissant... Au début de mon histoire, ce n'est encore qu'un bébé viennoiserie. En fait, c'est un triangle de pâte, maintes fois tourneboulé et enroulé sur lui-même par une machine assez assourdissante, à peine précuit par une autre, et pseudo-congelé à la hâte avant d'être conditionné. Il me sera passé une dizaine de tonnes de ses petits frères croissants au cours de cette nuit à l'usine... eh oui, une nuit à l'usine car la politique éducative de nos jours fait rimer de plus en plus étudiant avec intérimaire. Bref, vous conviendrez, si vous voulez bien qu'on revienne a nos croissants, qu'on fait plus sexy comme début de vie. Pourtant, ce petit croissant encore a moitié cru et n'ayant qu'à peine commencé sa... croissance, a de fortes chances de faire un long, long, long voyage. Parce que l'entreprise qui le fabrique se targue d'exporter pour des hôtels et des supermarchés jusqu'au Japon, il va prendre, la route, puis les airs, toujours congelé, dans des compartiments réfrigérés que l'on sait très peu gourmands en énergie, surtout quand c'est par avion! Pour en arriver à quoi? Pour que vous, qui vous réveillez avec nous, ou le client à col blanc d'un 4 étoiles de Tokyo, puissiez croquer gaiement dans des croissants, peu coûteux, au goût douteux, à consommer sous peu...
Mais peu coûteux jusqu'à quand?
Car les experts retraités de l'industrie pétrolière comme les économistes, les vrais, pas ceux qui vendent leur soupe nasdaq Caca-rente empoisonnée s'accordent a le dire à des oreilles sourdes: nous vivons la toute fin du pétrole bon marché.
-Tu as dit bon marché? Insolent!!!
-Oui, c'est ça msieur Ernest-Antoine. Bon marché.
-Donc tu n'as pas bien écouté ce que j'ai dit cette semaine à la radio: j'ai dit que j'étais inquiet face au prix élevé du pétrole, qui vient de battre de nouveaux records a New-York et Tokyo. Elevé, ça veut pas vraiment dire bon marché si?
-Non, mais avoir la main sur un des plus inflents groupes de lobbying en France n'est pas censé signifier borné et sourd, or, vous semblez refuser, avec bien d'autres, certes, de voir en cette constante hausse des cours les signes avant-coureurs de la fin du pétrole facile à extraire et donc peu coûteux a mettre sur le marché. Car ça voudrait dire remettre en cause trop de choses dans votre système de pensée.
Alors vous devez avoir raison. Continuons à offrir des billets d'avions à des croissants pas cuits et soyons insouciants... c'est pas encore pour aujourd'hui qu'il sera moins aberrant de produire sur place en moins grande quantité que de faire du bon gros travail a la chaîne dispatché par gros porteurs hydrocarburophages...
Alors soyons heureux en attendant et commençons une nouvelle journée à l'ecoute du 88.4 de Radio Campus. Toute façon j'men fous, j'viens en vélo...

Ce que j'avais découvert pendant les quelques nuit que j'ai
passées dans cette entreprise, Nikolaus Geyrhalter l'a filmé, en pire, dans une bonne dizaine d'usines et lieux de production agricoles d'Europe. Les machines qui fabriquent et préparent ce qu'on a dans notre assiette sont impressionnantes et hypnotisantes. Le résultat, sans commentaires ni paroles, s'appelle Notre pain quotidien . Courez-y!

Publié par Pourkwapas à 20:19:07 dans -Société de CONsommation | Commentaires (2) |

Les journalistes au bout de leur propre sthétoscope | 21 mars 2007


Mieux vaut tard que jamais. Je ne parle pas ici du froid qui revient sur
cette mi-mars strasbourgeoise mais d'un compte-rendu, à suivre, du séjour
à Lille de la délégation du Cuej pour les premières Assises internationales
du journalisme
.
A l'initiative de ces Assises, Jérome Bouvier, l'ancien directeur des rédactions
de RFI et de France culture, avec son association Journalisme et citoyenneté.
Un monsieur Bouvier satisfait quand nous l'interviewions au soir du dernier
jour des Assises. Nous avons en effet pu voir comme lui des journalistes
s'interroger sur leur métier, sur la crise dont souffrait la profession. Une
crise de confiance, qui doit obliger les journalistes à remettre en cause leurs
pratiques.
Difficile de résumer trois jours de débats (souvent, mais pas toujours)
intéressants. Des comptes-rendus de ces journées devraient débarquer dans
quelques jours sur le site d'information de l'école. Ce que j'en ai retenu, une
conscience des problèmes. Un besoin de mettre des mots sur des réalités
(suivisme des rédaction, cadences plus élevées, concurrence entre médias,
manque d'inventivité, souvent faute de temps)... Internet n'a pas été épargné
mais n'a pas été, comme je le redoutais, le bouc-émissaire des débats, même
s'il est évident que cette « 3ème révolution industrielle » change la donne.
On a entendu parler de business model, entendu le grand défendeur de la
liberté des journalistes (pas forcément de la presse) Robert Ménard déclarer
qu'il n'y avait pas assez de concentration, vu Edwy Plenel s'énerver, lui,
contre cette concentration et faire planer l'ombre d'Alain Minc sur le paysage
médiatique français. Mais nous avons vu beaucoup d'autres choses, discuté
avec des professionnels, bu quelques coupes, croisé quelques « pointures »
et même des figures morales de la profession (Stéphane Paoli, Gérard Leclerc,
Paul Moreira, Hervé Brusini, Loic Hervouet, Grégoire Deniau).
Je vous conseille de repasser sur le site des assises , dont est notamment
extraite la photo que vous voyez ici.
J'aurais aussi rencontré des élèves d'autres écoles de journalisme (cf blog de l'ESJ Lille).
Tout aussi conscients que notre petit groupe des vrais défis de notre futur métier. Et tout
aussi impatients de les relever.
La morale que je garde des ces Assises, c'est que l'individu-journaliste peut beaucoup si les autres individus-journalistes
de sa rédaction, de son journal, de son groupe, font leur révolution avec lui...
Comme dans la société en somme!
Un autre journalisme est, je l'espère, en marche...

Publié par Pourkwapas à 20:04:07 dans -J'aime regarder les... médias | Commentaires (0) |

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Elle sont fraîches mes photos

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