<< Volem rien foutre al pais... mais on n'arrete pas! | Les journalistes au bout de leur propre sthétoscope | ça se bouffe pas, ça se... ah, euh, si en fait... >>
Mieux vaut tard que jamais. Je ne parle pas ici du froid qui revient sur
cette mi-mars strasbourgeoise mais d'un compte-rendu, à suivre, du séjour
à Lille de la délégation du Cuej pour les premières Assises internationales
du journalisme .
A l'initiative de ces Assises, Jérome Bouvier, l'ancien directeur des rédactions
de RFI et de France culture, avec son association Journalisme et citoyenneté.
Un monsieur Bouvier satisfait quand nous l'interviewions au soir du dernier
jour des Assises. Nous avons en effet pu voir comme lui des journalistes
s'interroger sur leur métier, sur la crise dont souffrait la profession. Une
crise de confiance, qui doit obliger les journalistes à remettre en cause leurs
pratiques.
Difficile de résumer trois jours de débats (souvent, mais pas toujours)
intéressants. Des comptes-rendus de ces journées devraient débarquer dans
quelques jours sur le site d'information de l'école. Ce que j'en ai retenu, une
conscience des problèmes. Un besoin de mettre des mots sur des réalités
(suivisme des rédaction, cadences plus élevées, concurrence entre médias,
manque d'inventivité, souvent faute de temps)... Internet n'a pas été épargné
mais n'a pas été, comme je le redoutais, le bouc-émissaire des débats, même
s'il est évident que cette « 3ème révolution industrielle » change la donne.
On a entendu parler de business model, entendu le grand défendeur de la
liberté des journalistes (pas forcément de la presse) Robert Ménard déclarer
qu'il n'y avait pas assez de concentration, vu Edwy Plenel s'énerver, lui,
contre cette concentration et faire planer l'ombre d'Alain Minc sur le paysage
médiatique français. Mais nous avons vu beaucoup d'autres choses, discuté
avec des professionnels, bu quelques coupes, croisé quelques « pointures »
et même des figures morales de la profession (Stéphane Paoli, Gérard Leclerc,
Paul Moreira, Hervé Brusini, Loic Hervouet, Grégoire Deniau).
Je vous conseille de repasser sur le site des assises , dont est notamment
extraite la photo que vous voyez ici.
J'aurais aussi rencontré des élèves d'autres écoles de journalisme (cf blog de l'ESJ Lille).
Tout aussi conscients que notre petit groupe des vrais défis de notre futur métier. Et tout
aussi impatients de les relever.
La morale que je garde des ces Assises, c'est que l'individu-journaliste peut beaucoup si les autres individus-journalistes
de sa rédaction, de son journal, de son groupe, font leur révolution avec lui...
Comme dans la société en somme!
Un autre journalisme est, je l'espère, en marche...
Publié par Pourkwapas à 20:04:07 dans -J'aime regarder les... médias | Commentaires (0) | Permaliens
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