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Le mort kilométrique

Un utopître passe par l'école de journalisme

Cékimoi/Cékoissa

Arrivé, depuis un an déjà, du 2-9 (département le plus à l'Ouest) dans la presqu'Allemagne française, je saisis le clavier pour faire partager le meilleur ou le pire d'une formation en journalisme!

Dès la première semaine, mes camarades et moi-même avons été initiés à la sacro-sainte règle du mort-kilométrique, à laquelle obéirait l'intérêt du lecteur-spectateur d'un média. C'est donc naturellement que ce fabuleux concept donne son nom à ma modeste contribution à la webosphère...


Génération stagiaire! | 16 janvier 2007

 

Première journée de stage à la rédaction locale d'Ouest-France à Rennes.
Comme c'était pour moi une « journée d'observation » avant le grand bain,
eh bien, j'ai observé. Quelques tranches de journée... comme ça.
Vers 10h, après la lecture du journal du matin, conférence de rédaction.
La dizaine de rédacteurs se retrouvent autour d'une grande table et de
son rédac' chef pour voir ce qu'il y a se mettre sous la dent. Pas très stressés
et assez déconneurs, dans l'ensemble. On ressort de là vers 11h... pour tracer
illico au café ! Bref, c'est pas violent... Mais c'est loin d'être terminé. Les
horaires du soir ne sont pas ceux de fonctionnaires (je suis sorti à 19h50 !
Et j'étais loin d'être le dernier).
15h : L'annonce du décès de Guy Parigot, fondateur du Théâtre national
de Bretagne, réalisateur, comédien, metteur en scène, qui était dans le coma
depuis la veille, tombe. L'une des journalistes change de programme pour
écrire sa nécrologie (quel joli mot) et recueillir les réactions des élus et des
amis à cette disparition. Branle-bas à la rédaction, assez calme jusque-là.
16h20 : Coup de fil à la rédaction. La fille d'un septuagénaire qui vient de
se suicider n'a pas apprécié l'imprécision d'un entrefilet évoquant la
recherche du corps par les gendarmes. Une journaliste prend l'appel,
en l'absence du rédacteur de l'article. La famille rappellera plusieurs
fois dans la journée, souhaitant parler au rédacteur en chef et à l'auteur
qui se fera traiter de « charognard de Voici ». Chaud...
17h50 : Cérémonie des vœux d'un institut de protection du patrimoine.
Une intervenante lâche un ségologisme du plus bel effet : la professionalité !
Après bravitude, c'est pas mal trouvé. Comme quoi c'est pas facile de parler
sans avoir écrit son discours !
Et puis retour puis re-départ vers un petit événement à propos duquel on me
propose finalement de rédiger une brève. La brèvitude, tel semble être
le mot d'ordre du journal où j'ai atterri (comme celui de beaucoup
d'autres titres de la Presse quotidienne régionale).
Un titre où j'espère malgré tout passer l'été.
Pas forcément ma vie.

Publié par Pourkwapas à 12:24:19 dans -Du dur apprentissage du journanimz | Commentaires (1) |

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