Enfoncer des portes ouvertes, ça fait moins mal à l'épaule! Voilà ce que m'a inspiré*Le "européen", c'est parce qu'il se tenait à Strasbourg et qu'ici tout est étiqueté européen.
Un peu comme si on apposait celtique à chaque chose chez nous, à l'ouest de l'Ouest...
merde, c'est vrai que certains le font!
**J'écris État au singulier et gouvernements au pluriel parce que le seul pays, sur les 25,
qui est représenté au Conseil de l'Europe par son chef d'Etat, c'est la France, avec son
président de la République. Une particularité à noter... Fermons l'album d'Astérix et
détachons le barde. Ce soir dans ma chambre, ce sont les Cow-boys fringants qui font
résonner leur accent québécois.
Publié par Pourkwapas à 23:29:07 dans -J'aime regarder les... médias | Commentaires (0) | Permaliens
Une savoureuse anecdote, scène observée au troisième jour du Congrès
européen de la presse française, au palais des congrès et de la musique
de Strasbourg.
Invitée pour discuter du rôle des fournisseurs de contenu en ligne
autour de la dernière table ronde du Congrès, Mme Nathalie Ruhlmann, de
la direction de la communication de la SNCF, a appelé les médias
internet (notamment le représentant du portail AOL, présent à ses
côtés), à permettre plus de visibilité et de retour sur euro investi
pour les annonceurs. Rien de bien anormal pour un publicitaire bien
sûr. Mais le génie est ailleurs: à l'issue de la conférence, vers 16h30
donc, et avant l'intervention d'Alain Rey, Mme SNCF à été appelée à
rejoindre... sa voiture pour l'aéroport!
Et ce au moment où son
service (la com') vient de lancer un comparateur Train/Avion/Voiture
sur son site, qui prend notamment en compte les émissions de CO2 de
chaque moyen de transport. Au moment, donc, où la relative propreté du
train est utilisée par la SNCF comme un argument marketing, et où le
TGV Est s'apprête à entrer en activité, sa direction de la
communication prends l'avion. Un éminent conférencier venu à Brest l'an
dernier pour mettre en garde sur le caractère fini des ressources
pétrolières avait perdu beaucoup de crédibilité à mes yeux pour les
mêmes raisons.
Bref, heureusement que ce sont les mots d'Alain
Rey qui sont venus conclure, juste après, ce Congrès dont je vous
dirais un peu plus très rapidement.
Publié par Pourkwapas à 18:34:10 dans -J'aime regarder les... médias | Commentaires (2) | Permaliens
L'importance du choix des mots.
Cette considération a été évoquée par de
nombreux intervenants que nous avons cotoyés pendant ces deux
premiers mois et demi au Cuej. Avec raison bien sûr. Surtout dans un
contexte de détournement du sens et de la LQR (Lingua Quintae Respublicae)
décrite par Eric Hazan (LQR, la propagande du quotidien, Raison d'agir, 2006).
Un rigoureux choix et pesage des mots, qui remettrait en cause les formules
toutes faites et les raccourcis de langage devrait en effet être la base d'une
formation en journalisme. Je regrette d'ailleurs qu'aucun cours de langue
française pure ne soit au programme du premier semestre.
Mais face à la répétition de cette notion (le choix des mots), mon esprit
torturé n'a pu que repenser et détourner le vieux slogan Paris-Matchiste
et m'amener à m'interroger sur le CHOIX des mots, le POC des photos.
Une réflexion moins anodine qu'il n'y parait. En effet, une image est
bien plus apte à choquer (poquer?) notre esprit que ne le font des mots.
Pour preuve, l'illustration fait partie, comme nous l'ont expliqué les
secrétaires de rédaction intervenant au Cuej, au même degré que le titre,
du premier niveau de lecture d'un article (de nombreux lecteurs s'en
contentent d'ailleurs, sinon ils passeraient bien plus de temps que
les 20mn moyennes à lire leur quotidien chaque jour). Le texte ne
fait partie que du troisième niveau, après même le chapeau (introduction
du texte, en gras ou en caractères plus importants), ou même que les intertitres.
Un poc des photos, ou des images d'un point de vue plus global,
qui résume bien, en somme, le poids de l'image dans les médias
et dans la société en règle générale. Une explication aussi peut-être,
au fait que la radio n'embauche plus. Au point même que le CUEJ
de Strasbourg, songe apparemment, si l'on en croit notre premier
cours de radio la semaine passée, à suspendre temporairement sa
spécialisation dans ce média (condamné?).
Heureusement que je commence à bien aimer le montage télé moi, hein!
Publié par Pourkwapas à 01:02:38 dans -Du dur apprentissage du journanimz | Commentaires (1) | Permaliens
Voilà l'illustration de ce que j'avançais juste plus tôt: l'angle d'un article.
Je me demandais juste: comment dit-on angler en anglais?
Allez, bonsoir.
Publié par Pourkwapas à 22:32:10 dans -Du dur apprentissage du journanimz | Commentaires (1) | Permaliens
Les premiers vrais travaux pratiques arrivent à échéance en ce milieu
de novembre ensoleillé (ici). Certes on a des exercices de presse écrite
toute les semaines (compte rendu d'audience, d'exposition,
conférence de presse...) mais là, il s'agit de deux travaux d'enquête
à nous qu'on mène tout seuls, ou en groupe mais sans suivi immédiat,
et surtout à notre guise (et à notre rythme, ça c'est important pour moi).
Le premier arrive à échéance demain. Il s'agit d'un exercice de
« papier d'angle », intitulé « Portrait de quartier » et mené
par Nicole Gaultier, du journal sous-perfusion Libération.
Enfin je dis mené mais on l'a vue deux fois, l'une pour nous
expliquer le topo, l'autre pour qu'elle valide notre angle, justement.
Attention, parenthèse: Un angle, c'est le point de vue d'où on se place
pour regarder un endroit ou un événement, pile-poil comme au ciné
ou en photo. Sauf que c'est moins concret! Pour concrétiser la chose,
un de nos profs nous a expliqué qu'il s'agissait de limiter le champ
d'un sujet. Pour ça, on choisit une limite, puis une autre, représentées
par des droites. On les fait se croiser et notre article, notre « papier »,
traitera de tout ce qui est contenu entre les deux droites (dans l'illustration
ci-avant (post suivant), on parlera donc des élus hermaphrodites et de leur vision
des chiens dangereux, ou du nombre de chiens dangereux mordus
par des élus hermaphrodites, au lieu de ne parler que de l'un ou que
de l'autre ce qui amènerait à écrire une thèse!).
Bref, je reprend où j'avais arrêté, juste avant d'être fallacieusement
parenthèsé par moi-même. Ce travail est donc l'occasion de mieux
se familiariser avec le travail d'enquête (parler avec des vrais gens
avec des vrais morceaux de vie dedans!) et avec l'environnement
de la communauté urbaine de Strasbourg (hostile, la nature,
comme dirait Timsit).
Moi j'avais le quartier de tours de l'esplanade et j'ai choisi comme angle
le Centre commercial du même nom, ou il semblait à première vue
y avoir aussi peu de vie qu'il n'y a de finesse dans une imitation
de Michel Leeb (vous voyez à peu près?). Bref, ça se termine demain
et on saura dans une semaine ce qu'en a pensé la grande prêtresse.
Et le travail photo que nous avons effectué en parallèle sera évalué
par un photographe des Dernières nouvelles d'Alsace.
Le deuxième exercice est le gros morceau du semestre. Il s'agit
d'un travail complet d'enquête, de la collecte d'information
(on est en plein dedans) à la mise en page par un collègue de la classe.
Une page entière donc, sur des sujets aussi divers que
« la méthode RESF (réseau éducation sans frontières) »,
« les animaux nuisibles à Strasbourg », « la bière » ou
« le Hip-hop à Strasbourg »... Avec trois autres collègues, je travaille
sur l'accueil de jour des sans-abri dans le cadre de l'urgence hivernale
(qui a débuté, en niveau 1, le 1er novembre comme chaque année).
Très instructif sur les priorités de notre société (j'en avait conscience
avant mais c'est différent quand on se retrouve au petit déjeuner
de l'armée du Salut ou quand on discute, comme ce soir, avec des
travailleurs sociaux aussi motivés que désabusés face au manque
de moyens, aux changements de mentalités et à l'explosion du nombre
de personnes qui tombent « dans la merde ». Une première enquête
qui ouvre les yeux et qui s'avèrera probablement instructive.
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Autre événement proche, probablement instructif à sa manière:
le 15ème Congrès de la Fédération nationale de la presse française
(qui regroupe la majorité des titres et groupes de presse du pays)
à lieu entre mercredi 22 et vendredi 24 à Strasbourg et nous avons
le privilège de pouvoir couvrir l'événement. Au menu des
patrons de presse, les difficultés du format écrit, bien entendu.
Plus d'info et des photos la semaine prochaine.
Moi, je file relire mes notes de l'interview du jour. Big up!
Publié par Pourkwapas à 22:28:43 dans -Du dur apprentissage du journanimz | Commentaires (0) | Permaliens
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